Il est temps de conclure. J’accuse les bloqueurs des universités d’avoir été les ouvriers diaboliques d’une lutte n’appartenant pas à tous les étudiants, en inconscient, je veux le croire, et
d’avoir ensuite défendu l’abrogation d’une loi votée le 11 août 2007, par les machinations les plus saugrenues et les plus manipulées.
J’accuse les présidents d’université de s’être rendus complices, par faiblesse d’esprit, des blocages des universités .
J’accuse les pouvoirs publics d’avoir eu entre les mains les moyens nécessaires pour agir, de ne pas s’être rendus sur les lieux d’étude pour agir en conséquence, dans un but politique, avec une
langue de bois certaine.
J’accuse les étudiants de s’être rendus complices du blocage en ne se rendant pas sur place pour voter contre les blocages, sans doute par fainéantise mais aussi par désintérêt, pour lutter contre
cet esprit de corps constitué de grévistes manipulés par des syndicats politisés.
J’accuse les organisations d’Assemblée Générales politisées , j’entends par là des Assemblées avec parti pris certain, auxquelles nous avons, étudiants anti-blocage, participé activement tout en
étant accusés de « casseurs de grève ». J’accuse les bloqueurs et présidents d’universités, d’avoir fait des rapports mensongers (notamment à Lille III), sur des actions, sur des décisions
prises à la hâte comme une reprise des cours soi-disant officielle, dans le but d’envoyer les étudiants voulant aller en cours « au charbon », devant débloquer eux-mêmes l’université.
J’accuse la presse de ne pas avoir été objective, en rendant compte faussement de la situation des étudiants, qui ne sont, je le précise, pas tous partisans de la lutte contre la LRU.
J’accuse enfin les bloqueurs d’avoir violé nos droits, nos libertés de circuler, d’étudier, et de penser, en condamnant nos idées apolitiques et notre « égoïsme », et j’accuse les institutions
d’avoir couvert cette illégalité, en restant enfermées dans leur mutisme.
En portant ces accusations, je n’ignore pas que je porte un jugement personnel sur la situation des universités. Et c’est volontairement que je m’expose.
Quant aux gens que j’accuse, je ne les connais pas, mais je les vois tous les jours ou presque, je n’ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de
malfaisance sociale. Et l’acte que j’accomplis ici n’est qu’un moyen pour hâter l’explosion de la vérité et de la justice.
Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. Qu’on ose donc me traduire en
cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour ! J’attends.